Tuesday, September 4, 2007

Le Fun Fly 2007


Une centaine de pilotes du Québec et certains même de l’Ontario se donnent rendez-vous, ce week-end, à Saint-Jean-de-la-Lande lors du Fun Fly organisé par le Club d’aéromodélisme Les Phoenix. Sur place, une cinquantaine de roulottes, de tentes et de campeurs et, surtout, des passionnés du vol libre, des acrobaties, de la vitesse et des émotions.


Alors que les pilotes et leur famille s’installent dans le champ pour deux et parfois même quatre à cinq jours, les visiteurs sont nombreux à venir admirer et encourager les prouesses de ces as du vol aérien téléguidé. Avions acrobatiques, jets à turbine miniatures, hélicoptères et les puissants appareils sans roues appelés « ailes volantes électriques » : le spectacle est impressionnant et nous en met plein la vue. Hommes, femmes, enfants, tous encouragent, à distance, les pilotes qui se concentrent sans répit sur le contrôle de leur appareil. Tout est possible, mais les risques sont bien présents et coûtent parfois très cher aux propriétaires d’avions téléguidés.

Des appareils étonnants
Hélicoptères, avions avec moteur à piston de 110cc et 120cc, jets « A » avec turbine miniature qui fonctionne à raison de 160 000 tours à la minute, et peuvent atteindre 320 km/h. Ils sont nombreux et variés ces petits et gros appareils. En fait, il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets. Entre autres, les visiteurs peuvent observer un avion militaire, construit sur le modèle de l’Albatros D-5A. Ce modèle allemand existant aux États-Unis date de la Première Guerre mondiale. Propriété de Fernand Saint-André, ébéniste de formation, ce modèle consiste en une réplique fabriquée à l’échelle 1/3, à partir de photos, de documentation technique et de plusieurs heures de travail. « J’ai mis 1400 heures à fabriquer cet avion, incluant les plans », a mentionné ce dernier. Ce qu’il faut pour pareille réalisation? « Plusieurs heures de travail et surtout la passion », ajoute M. Saint-André.

Une activité de vol libre, pas d’une compétition
Ils sont venus de Montréal, d’Alma, de Chibougamau et même de l’Ontario, ces pilotes expérimentés. Yves Lemire, de Longueuil, ne s’est pas fait prier pour participer au Fun Fly 2007. « C’est un rendez-vous annuel auquel je participe depuis plusieurs années. Les pilotes y viennent pour le plaisir et pour socialiser, accompagnés de leur famille. Il ne s’agit pas ici d’une compétition, mais bien d’une activité de vol libre, qui permet de se comparer aux autres, de démontrer ses habiletés et ses performances aux pilotes de partout au Québec. J’aime vraiment participer à cet événement avec mes avions téléguidés. »

Des activités continues
Le jour, les pilotes profitent du vol libre pour démontrer leurs prouesses. Le soir, vous pouvez même assister à des vols de nuit. Un service de restauration, un terrain de camping de même qu’un marché aux puces était sur place, tout comme la musique et l’animation. En soirée, un feu de camp est accessible à tous, avec musique au programme. Au cours de ces deux journées, soit les 1er et 2 septembre, toutes les activités se déroulent sur le terrain idéal dont le Club d’aéromodélisme Les Phoenix a fait l’acquisition en 1992. « Ce site possède une piste principale de 535 pieds, la seule utilisée ce week-end, et une piste secondaire de 350 pieds qui n’est pas accessible actuellement. C’est la piste idéale parce qu’il n’y a rien aux alentours», précise le trésorier du comité 2007, Jean-Christophe Veilleux. Selon ce dernier, la direction des vents joue un rôle primordial dans la qualité des vols effectués par les modèles d’avions miniatures. « Le vent doit toujours faire face aux avions afin de faciliter l’atterrissage et le décollage. Il y a toujours plus ou moins de risques qui sont pris, selon le coût de chaque appareil. Et ce coût peut varier entre 100 $ et 10 000 $. Ce qui explique que bien des pilotes viennent ici plus pour socialiser et rencontrer des gens que pour faire voler leur appareil.

Accident inusité d’un avion téléguidé
Alors que le vol libre occupe toute la galerie, vers 15h, samedi, un avion s’écrase soudain hors de la ligne de vol, en se fracassant sur une voiture. « C’est la première fois que je vois un tel accident en 25 ans », mentionne l’un des spectateurs présents. En effet, pour une raison inconnue, l’un des pilotes a sans doute perdu le contrôle de son engin ou effectuer une manœuvre irréparable, et les dégâts sont évident. L’avion a été complètement détruit et le véhicule automobile impliqué a subi des dommages importants sur le capot. Heureusement, l’incident n’a fait aucun blessé. Pour le trésorier du comité 2007, Jean-Christophe Veilleux, il s’agit d’un événement exceptionnel qui n’a pas sa raison d’être. « Normalement, les pilotes ne sortent jamais de la ligne de vol, la section du terrain prévue pour les déplacements aériens des avions téléguidés. »

Les Modélistes aéronautiques associés du Canada
Tous les pilotes sont couverts par une assurance couvrant la vie et les biens, le MAAC (Modélistes aéronautiques associés du Canada). Il s’agit d’une organisation canadienne qui régit le code de conduite des pilotes d’appareils téléguidés, mais aussi les fréquences radio utilisées et protégées. « En effet, chaque pilote se doit d’obtenir sa fréquence radio protégée avant de prendre son envol, précisait M. Veilleux. Cette façon de faire assure que le contrôle radio sera non seulement possible, mais aussi efficace, et qu’il ne viendra à l’encontre d’aucune autre activité utilisant les fréquences radio sur le même territoire. Ce mode de fonctionnement permet également d’assurer la sécurité en réservant une fréquence radio précise à chacun des pilotes, pour le meilleur contrôle de son appareil.

C'est quoi l'aéromodélisme?
L'aéromodélisme existe depuis les toutes premières tentatives de l'homme de voler. Dans les cinquante dernières années, l'aéromodélisme est devenu beaucoup plus qu'un simple jeu d'enfant. De nos jours, on peut construire des aéromodèles d'un réalisme incroyable et les faire voler de façon aussi experte qu'un pilote assit aux contrôles de son appareil.

Fun Board à Carnac

Septembre sera placé sous le signe de la glisse en baie de Quiberon. Funboard, skiffs, 18 Pieds Australiens, c'est la rentrée des classes au Yacht Club de Carnac. En l'espace de quinze jours, les « engins » les plus spectaculaires de la voile légère viendront régater à Carnac qui allie qualité du plan d'eau et des infrastructures. Ce sont les planchistes qui doivent ouvrir le bal à partir d’aujourd’hui. Le Yacht Club accueille comme l'an passé, le championnat de France Extrême Glisse Senior jusqu'au 7 Septembre. Une soixantaine de planchistes s'affronteront en Baie de Quiberon lors d'épreuves de slalom et de vagues. Des compétiteurs renommés tel que Julien Quentel, actuel champion d'Europe de Formula, Nicolas Warembourg, Florent Renard, Solange Pruvost ou bien encore Marion Raisi, victorieuse à Carnac en 2006, sont attendus sur le plan d'eau. Si le vent le permet , les première manches devraient être lancées audimanche. Mais la brise qui a été si généreuse et parfois excessive en Juillet et Aout est plutôt légère actuellement. Et pour la semaine à venir la tendance est anticylonique. Pas l'idéal pour une épreuve de Fun Boardsports...

Glacier Surfing : McNamara et Mamala l'ont fait


Les Hawaïens Garret McNamara et Kealii Mamala ont réussi l'exploit de prendre une vague provoquée par la chute d'un glacier en Alaska. Impressionnant.Le duo a remporté son pari de surfer une vague éphémère produite par la rencontre de l'eau et de la glace près de la ville de Cordova en Alaska. La paire de Tow-In a réussi à surfer une vague créée par la chûte d'un morceau du Chil's glacier sur la Copper River. Cette session de surf sur un véritable tsunami a eu lieu le 15 aout. " C'est la chose la plus dure que j'ai faite dans ma vie ! " explique Garret McNamara. "C'est comme si l'Empire State Building allait vous tomber dessus, je suis heureux d'être à la maison", a-t-il ajoutéEn 1995, lors du tournage d'un documentaire pour Imax, le photographe Ryan Casey avait aperçu une vague géante provoquée par le bris d'un glacier tombé dans l'eau à 2°. Il aura fallu 12 ans depuis la découverte du phénomène par pour qu'un couple de tow-in relève le défi...

Monday, September 3, 2007

Surf des neiges - Dominique Maltais de retour sur les planches




Bonne nouvelle pour la surfeuse québécoise Dominique Maltais, qui a renoué avec les planches il y a environ trois semaines, dans le cadre d’un camp d’entraînement de l’équipe canadienne organisé à Whistler, en Colombie-Britannique.
L’athlète de Petite-Rivière-Saint-François a ainsi pu mettre derrière elle les douloureux souvenirs de sa déchirure du ligament antérieur croisé du genou gauche subie le 1er décembre dernier, pendant une séance d’entraînement du circuit américain King of the Mountain, à Snowbird, en Utah.
« Je me suis gâtée quelque peu. J’ai emprunté l’équipement des entraîneurs et des membres de l’équipe. J’ai fait une quinzaine de descentes sur le glacier. Ç’a super bien été. C’est comme faire de la bicyclette, tu ne perds pas ça », a-t-elle avoué au sujet de sa première sortie sur la neige en huit mois.



« J’ai été deux fois dans l’Ouest pour des camps d’entraînement cet été, mais je me suis tenue tranquille. J’ai consacré beaucoup de temps à ma réadaptation physique avant de retourner sur la neige », a pris soin de préciser Maltais, qui n’était pas montée sur une planche lors du premier camp.
La gagnante du Globe de cristal de snowboard cross pour la saison 2005-2006 a été enchantée par cette première expérience en 2007. « Je n’ai pas senti de douleur ou eu des craintes. J’étais vraiment contente. Ça me tracassait. J’avais hâte d’être sur la neige pour voir comment je me sentirais. »
La pompière a joué la carte de la prudence ces derniers mois. « J’ai pris mon temps parce que je ne voulais pas qu’il y ait des complications. Je me suis tenue tranquille tout l’hiver. J’en ai profité pour travailler sur d’autres projets. Mais j’ai trouvé ça difficile de ne pas pouvoir toucher à ma planche. »
« J’ai repris l’entraînement il y a peut-être quatre mois environ, a poursuivi la médaillée de bronze des Jeux olympiques de Turin. Je suis vraiment contente parce que mon genou ne m’a pas causé d’ennuis. La plupart du temps, il réagissait super bien. Il n’y a pas eu de complications. »
Maltais s’envolera vers l’Amérique du Sud mardi, deux semaines avant le prochain camp d’entraînement de l’équipe canadienne, pour retrouver ses sensations sur ses planches. Elle rejoindra par la suite ses coéquipiers dans le sud du Chili pour un camp d’une dizaine de jours.
Les deux premières étapes de la Coupe du monde 2007-2008 de snowboard cross seront présentées à Valle Nevado, au Chili, les 26 et 29 septembre. « J’ai en tête de les faire et je vais les faire. Je ne m’en vais pas là cinq semaines pour le fun », a affirmé la Québécoise, déterminée.
Celle-ci est par ailleurs très reconnaissante envers l’équipe de Physiothérapie et médecine du sport PCN et du docteur François Marquis, qui l’ont beaucoup aidée dans son processus de retour à la compétition.
« Mes commanditaires ne m’ont pas laissé tomber, a-t-elle aussi souligné. Tout le monde est content de constater que ça va bien, autant physiquement que mentalement. Je suis vraiment motivée et contente de partir cinq semaines en Amérique du Sud. »